Séances plénières

Événement d’apprentissage du dimanche

Anti-racisme et implications pour la pratique de l’évaluation

Le dimanche 9 mai 2021, de 13 h à 16 h (heure de l’Est)

La Société canadienne d’évaluation (SCE) reconnaît que les évaluateur·trice·s ont un rôle à jouer dans la résolution des problèmes systémiques qui affectent la vie des gens. Les évaluateur·trice·s sont en mesure d’influencer les décisions des gouvernements, des organisations non gouvernementales et d’autres fournisseurs de services clés dont les actions ont un impact sur nos réalités quotidiennes. Pour soutenir l’intégration du travail de lutte contre le racisme dans la communauté de l’évaluation, le Comité sur la diversité, l’équité et l’inclusion de C2021 invite les délégué·e·s à assister à un atelier gratuit sur la lutte contre le racisme avec un accent particulier sur la culture, la théorie et la pratique de l’évaluation. Cet atelier aura lieu le dimanche 9 mai de 13 h à 16 h (heure de l’Est) et est inclus dans les frais d’inscription dans le cadre des objectifs de C2021 d’appuyer les évaluateur·trice·s à démanteler l’oppression systémique et structurelle et à apprendre de nouvelles façons de reconnaître et de résoudre les luttes historiques des communautés opprimées.

Plénière du lundi

L’utilisation de l’évaluation : transformationnelle ou comme d’habitude?

Comme l’ont noté King et Atkin (2019), l’utilisation de l’évaluation fait désormais partie intégrante du jugement sur la valeur de nos efforts dans le domaine de l’évaluation. Ces auteurs dressent les constats suivants : 1) l’utilisation de l’évaluation occupe une place importante dans nos documents de professionnalisation, c’est-à-dire les Normes d’évaluation de programmes du Comité mixte sur les normes d’évaluation en éducation dans la pratique professionnelle et le Référentiel des compétences professionnelles requises à l’exercice d’évaluation de programmes au Canada; 2) l’utilisation de l’évaluation se reflète dans des théories de premier plan utilisées pour effectuer nos évaluations, par exemple l’évaluation axée sur l’utilisation; 3) les chercheurs continuent à se concentrer sur l’utilisation de l’évaluation. La question est de savoir si les programmes et les organisations avec lesquels nous travaillons se servent de nos évaluations pour élargir leur transformation ou leur apprentissage ou simplement pour renforcer le statu quo.

Nous devons avoir conscience de nos propres préjugés, car chacun d’entre nous porte dans sa trousse d’outils d’évaluation un ensemble de valeurs, de connaissances et d’approches qui peuvent ou non renforcer les déséquilibres de pouvoir existants, les préjugés systémiques et les biais inconscients qui reflètent nos divers privilèges. Si nous ne comprenons pas mieux l’influence de ces facteurs sur la dynamique du pouvoir et la déresponsabilisation dans le cadre de la réalisation de nos évaluations, nous continuerons à manquer à la promesse de l’évaluation pour bien des voix marginalisées.

Au cours de cette table ronde, des évaluatrices et des évaluateurs de premier plan du Canada et d’Amérique latine nous aideront à mieux comprendre comment créer et réaliser des évaluations qui contribuent au changement transformationnel et à l’apprentissage pour l’amélioration des programmes et le mieux-être de leurs clients.

Modératrice : Jennifer Birch-Jones (elle), ÉQ, qui s’identifie comme LGBTQI2S+, et qui est consultante principale, facilitatrice et formatrice à Intersol.

Silvia Salinas Mulder, MA (panéliste)
Coordonnatrice générale du Réseau de suivi, d’évaluation et de systématisation de l’Amérique latine et des Caraïbes (ReLAC)

Mme Salinas Mulder est une anthropologue bolivienne spécialisée en études andines et titulaire d’une maîtrise en décentralisation et en administration publique. Elle cumule 28 ans d’expérience en tant que consultante principale, chercheuse et évaluatrice dans le secteur du développement social, en lien avec la coopération internationale, les organisations gouvernementales et la société civile. Elle est reconnue pour ses approches systémiques et créatives des thèmes clés liés à la pauvreté, au développement et à l’exclusion, tels le genre, la violence, les droits, la santé sexuelle et reproductive, le vieillissement et l’adolescence. Elle plaide en faveur d’approches transformatrices de planification, de gestion et d’évaluation.

Kim van der Woerd, Ph. D. (panéliste)
Membre de la Nation ’Namgis d’Alert Bay (C.-B.) et directrice de Reciprocal Consulting

Kim van der Woerd est titulaire d’un doctorat en psychologie de l’Université Simon Fraser. Sa thèse lui a valu le prix Michael Scriven pour son apport exceptionnel à la théorie, la méthodologie ou la pratique de l’évaluation. Elle a également reçu, en 2014, le prix Contribution à l’évaluation au Canada de la Société canadienne d’évaluation pour ses activités de mentorat auprès d’étudiants autochtones, ainsi que le Community Achievement Award de la BC Achievement Foundation en 2018 et le prix Mitchell de la BC Achievement Foundation (2019).

Jane Whynot, candidate au doctorat (panéliste)
Université d’Ottawa

Spécialiste de la performance, Jane Whynot possède vingt ans d’expérience à titre de gestionnaire indépendante dans les secteurs public et privé. Elle est une experte reconnue en matière d’analyse comparative entre les sexes plus. Elle a été présidente de la Section de la capitale nationale de la SCÉ, présidente du Rendez-vous annuel de perfectionnement de la SCÉ-SCN et coprésidente du Congrès 2014 de la SCÉ, et elle est membre du jury du Concours de cas en évaluation pour les étudiant(e)s de la FSCÉÉ. Mme Whynot détient une maîtrise de l’Université de Melbourne et termine son doctorat à l’Université d’Ottawa.

Plénière du mercredi

Créer, valoriser et utiliser l’information stratégique

Outre les ressources physiques, financières et humaines, ainsi que les systèmes de règles qui les relient, l’information est essentielle à la survie des organisations. Elle peut être routinière, opérationnelle ou stratégique; elle peut porter sur l’organisation, sur ses concurrents ou sur son environnement. L’évaluation tend à produire de l’information d’ordre stratégique – parfois interne, parfois tournée vers l’extérieur –, mais il existe d’autres sources d’information stratégique qui influent sur la vie de l’organisation : les évaluateurs n’ont donc pas le monopole de l’information sur la performance. En reconnaissant la complexité de leur champ d’activité, les évaluateurs doivent gérer leur influence sur les organisations et apprendre à décrypter le réseau de forces dans lesquelles ils s’insèrent. Cette séance plénière est l’occasion d’explorer la planification de l’impact des connaissances, d’avant la production de connaissances jusqu’à la fin du flux d’utilisation des connaissances.

Modérateur : Benoît Gauthier, ÉQ, FSCÉ, évaluateur en pratique privée depuis trois décennies, enseignant, et désormais gestionnaire d’associations internationales vouées à l’évaluation

David Phipps, Ph. D. (conférencier principal)
Directeur général, Services de recherche et d’innovation, Université York

David Phipps gère toutes les subventions et accords de recherche, y compris ceux concernant le transfert de connaissances et de technologies pour l’Université York. Il a reçu des honneurs et des prix de l’Association canadienne des administrateurs de la recherche, de l’Institut pour la mobilisation des connaissances, du Réseau international des sociétés de gestion de la recherche et du Réseau de l’économie du savoir de l’UE. Il a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II pour son travail en mobilisation des connaissances et a été nommé le mobilisateur des connaissances le plus influent au Canada. Il siège à des comités de mobilisation des connaissances partout dans le monde et est directeur du réseau pour Research Impact Canada.

Kathryn Graham, Ph. D. (commentatrice)
Directrice générale, Gestion et évaluation du rendement, Alberta Innovates

Kathryn Graham est cofondatrice de l’International School on Research Impact Assessment et était directrice de cet événement lorsqu’il s’est tenu à Banff en 2014. Elle est co-directrice du cours international AESIS « Intégrer l’impact sociétal dans une stratégie de recherche ». Elle possède plus de 25 ans d’expérience en évaluation stratégique dans les soins de santé, la recherche et l’innovation. Elle est membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé, a réussi à mettre en œuvre son cadre d’impact sur la recherche en santé et a joué un rôle déterminant dans son application à l’échelle nationale et internationale.

Veronica M. Olazabal (commentatrice)
Conseillère principale et directrice, Mesure, évaluation et performance organisationnelle, Fondation Rockefeller, et présidente élue de l’AEA

Veronica Olazabal est conseillère principale et directrice de l’équipe de performance organisationnelle à la Fondation Rockefeller. Elle possède près de 20 ans d’expérience dans la conception, la mise en œuvre et la direction de programmes, de recherches et d’évaluations d’envergure mondiale. Elle siège actuellement à divers conseils de financement et conseils consultatifs, le dernier en date étant celui de l’American Evaluation Association. Mme Olazabal est lauréate de plusieurs prix de l’industrie. Elle a publié des articles dans l’American Journal of Evaluation, dans Evaluation et dans la Stanford Social Innovations Review. Mme Olazabal est titulaire d’un baccalauréat en communication et d’une maîtrise en politique et planification urbaines de Rutgers, l’Université de l’État du New Jersey.

Andrea Peroni, Ph. D. (commentatrice)
Université du Chili, Réseau de suivi, d’évaluation et de systématisation de l’Amérique latine et des Caraïbes (ReLAC)

Andrea Peroni est professeure en politiques publiques, politiques sociales, planification, suivi et évaluation à la Faculté des sciences sociales de l’Université du Chili. Elle est également consultante indépendante sur les questions de planification, de politiques sociales (genre, jeunesse, culture, emploi, éducation, participation, etc.) et d’évaluation, et elle réalise des études et des évaluations pour des administrations nationales et locales et pour des organisations multilatérales. Elle a cofondé EvalChile, le réseau national chilien d’évaluation, et siège au conseil d’administration de ReLAC depuis dix ans.

Plénière du vendredi

L’évaluation dans l’écosystème de la gestion publique : essence ou anomalie?

L’évaluation en tant que fonction est positionnée pour jouer différents rôles dans les organisations et entre les institutions. On la considère comme un mécanisme clé de responsabilisation, d’amélioration et d’apprentissage de la gestion, et comme un soutien aux politiques et à la planification. En parallèle, l’évaluation coexiste avec d’autres fonctions d’examen telles que diverses formes de vérification, des systèmes d’amélioration comme la gestion et la planification de la qualité, et des systèmes de suivi et de mesure comme le tableau de bord prospectif. L’évaluation est également associée à la gestion des résultats et à la gestion axée sur les résultats, mais ses liens spécifiques avec ces idées sont souvent flous.

Certains pourraient dire que l’évaluation n’a pas trouvé son créneau. On pourrait même dire que la fonction a cédé du terrain (quant aux budgets, au temps et à l’attention) aux initiatives de mesures, à l’audit et à d’autres fonctions d’examen qui semblent plus fortes et plus claires. L’écosystème parle-t-il? Dans un système post-pandémique en évolution rapide et dynamique, l’évaluation – du moins dans sa proposition initiale – est-elle une espèce menacée?

Ce panel de spécialistes chevronnés se penchera sur les questions suivantes :

  • Comment l’évaluation s’inscrit-elle dans l’examen et la gestion modernes?
  • Quels rôles l’évaluation peut-elle jouer et quels rôles devrait-elle jouer?
  • Comment rattacher le mieux possible la fonction à la vérification et aux autres formes d’examen ainsi qu’à la planification, au suivi et à la mesure du rendement?
  • Quelles sont les implications sur les aspects structurels et de gestion publique?
  • Qui devrait diriger? Qui devrait suivre? Comment les processus devraient-ils fonctionner?

Modérateur : Steve Montague, praticien de carrière, conférencier et auteur dans le domaine de l’évaluation et de la mesure du rendement, et membre titulaire de la Société canadienne d’évaluation.

Maria Barrados, Ph. D. (conférencière principale)
Associée, Barrados Consulting, Inc., ancienne présidente de la Commission de la fonction publique du Canada et vérificatrice générale adjointe

Maria Barrados détient un doctorat en sociologie et est actuellement cadre en résidence à la Sprott School of Business de l’Université Carleton. Elle a commencé sa carrière au sein du gouvernement canadien en tant qu’évaluatrice, puis elle est passée au Bureau du vérificateur général en tant que vérificatrice du rendement, pour devenir par la suite vérificatrice générale adjointe. Son dernier poste au sein de l’administration publique a été celui de présidente de la Commission de la fonction publique du Canada. Membre de plusieurs conseils d’administration et comités consultatifs, elle continue de s’intéresser à la réforme de la fonction publique, à la gouvernance, à la mesure du rendement et à la gestion des ressources financières et humaines.

Shelley Borys, Ph. D. (commentatrice)
Directrice générale, Évaluation, et dirigeante principale de la vérification au Bureau de la vérification et de l’évaluation, un service partagé entre l’Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada

Shelley Borys est titulaire d’un doctorat en psychologie sociale de l’Université de Waterloo. Évaluatrice qualifiée, elle a reçu plusieurs prix de la Société canadienne d’évaluation et a été nommée membre titulaire de la SCÉ en 2014. Mme Borys a travaillé pendant plus de dix ans comme consultante en évaluation avant son entrée dans la fonction publique en 2005. Elle a dirigé les fonctions d’évaluation à Environnement Canada et à Citoyenneté et Immigration Canada avant d’assumer la direction générale de la vérification et de l’évaluation à l’Agence de santé publique en 2011.

Rodney Hopson, Ph. D. (commentateur)
Professeur d’évaluation et expert en pratiques éducatives, en politiques et sur le rôle de la race, de la classe et de la culture dans l’évaluation des programmes

Rodney Hopson est professeur d’évaluation au Département de Psychologie de l’Éducation du College of Education à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign. Auparavant, il a été professeur à la Division de la psychologie de l’éducation, des méthodes de recherche et des politiques d’éducation au College of Education and Human Development de l’Université George Mason et professeur distingué Hillman au Département des fondements et du leadership en éducation de la School of Education. Il a également été membre du corps enseignant du Center for Interpretive and Qualitative Research et du Honors College in the School of Liberal Arts de l’Université Duquesne. Il a obtenu son doctorat à la Curry School of Education de l’Université de la Virginie, avec des spécialisations en évaluation, anthropologie et politiques de l’éducation et en sociolinguistique.